Fernand Léger : La ville est une fête

Dans tout un pan de son œuvre, Fernand Léger peint le chant des sirènes du monde urbain. La nouvelle exposition de son musée biotois s’en fait l’écho.

 

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Une pulsation de bruit et de fureur. Un télescopage de formes, de matières et de couleurs. L’expression de la vie moderne. De Babylone autrefois à New-York et jusqu’aux mégapoles  asiatiques en folie d’aujourd’hui, la ville n’en finit pas de réinventer ses mythologies au fil des époques. « Cage de plâtre », disait Balzac de Paris au XIXe siècle. Tati dans son film Playtime en fait une épure façon toile de Mondrian, où les trajectoires des personnages tissent les lignes d’un tableau urbain moderniste.

À maintes reprises, Fernand Léger s’est lui aussi emparé de cette énergie urbaine brute, pour en composer la matière vive de toute une série de dessins et peintures. On retrouve là notamment l’album lithographique La Ville (Éditions Tériade) et ses 29 planches signées par l’artiste. L’œuvre est actuellement au cœur d’une exposition, qui met en regards croisés ces planches illustrées et des photos de paysages urbains (Robert Doisneau et William Klein, entre autres). Paris, carrefour névralgique de la création entre 1920 et 1950, en est la toile de fond.

www.musee-fernandleger.fr