Karl Lagerfeld aux manettes de la fusée Chanel

Pour présenter la collection Chanel automne hiver 2017, Karl Lagerfeld a transformé le podium du défilé en véritable base de lancement d’une impressionnante fusée.

Au dernier jour de la Fashion week parisienne, sous la verrière du Grand Palais à Paris, le directeur artistique de la Maison de la rue Cambon, spécialiste des mises en scène spectaculaires, a fait installé un engin spatial de 37 mètres de haut frappée du double « C ». Clou du spectacle, la fusée a même commencé à décoller à la fin du défilé dans un panache de fumée blanche.

Le couturier allemand a expliqué s’être inspiré du populaire astronaute français Thomas Pesquet, qui séjourne depuis novembre dans la Station spatiale internationale (ISS) et partage son quotidien sur les réseaux sociaux.

« Je le trouve très sympathique », a commenté Karl Lagerfeld, interrogé par l’AFP après le défilé. « Voyager aussi longtemps dans un machin comme ça, moi je serais claustrophobe, mais lui a l’air de s’en sortir très bien, il fait des blagues, j’admire! »

Le couturier, inspiré comme beaucoup d’autres créateurs par le cosmos cette saison, a voulu transporter sa collection vers « un ailleurs qui a l’air, par le mystère qui l’entoure, plus optimiste que ce qu’il y a ici ».

Les filles ont une coiffure bouffante évoquant Barbarella, reine de la galaxie des années 1960. Elles portent des bottes argentées scintillantes à petits talons avec des collants qui brillent comme la Voie lactée.

En tailleur, elles s’enveloppent dans une couverture rose chatoyante molletonnée, comme une cape de survie dans l’espace.

Des imprimés de cosmonautes et de la Lune ponctuent la collection, sur des robes noires légères, un tailleur, un t-shirt, un sweat à capuche ou un foulard, tandis que le pied de poule se taille aussi un beau succès.

Sous leurs robes, elles portent des bermudas en crêpe de chine bordés de tweed. Un look idéal « pour la bicyclette », commente le couturier.

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