70e Festival de Cannes : une cérémonie d’ouverture renversante

Ça y est, c’est parti ! Hier soir, le 70e Festival international du film de Cannes a démarré en beauté, avec un casting de rêve. « Jamais nous n’avons invité autant de stars internationales », a lancé Pierre Lescure, le président du FIF.

Pendant dix jours, les grands noms du septième art, les starlettes en quête de reconnaissance et les adeptes d’une vie nocturne menée tambour battant vont donc faire de Cannes l’épicentre du monde médiatique, comme chaque année.

 

Will Smith d’humeur funky

Sur le mythique tapis rouge, c’est Will Smith qui s’est particulièrement attiré la ferveur de la foule massée derrière les barrières.

Aux côtés de l’ensemble du jury présidé par Pablo Almodovar, l’acteur de Men in black et de Hitch était d’humeur légère. Pour le fun, il s’est même livré à quelques pas de danse très funky. Un bonheur pour les photographes et les cameramen.

Jessica Chastain, le rouge lui va si bien…

Egalement retenue dans le jury de cette 70e édition, Jessica Chastain a fait chavirer le regard de tous ceux qu’elle a croisés lors de cette première journée sur la Croisette.

En milieu d’après-midi, l’héroïne de Zero dark thirty et The tree of life a fait une apparition très remarquée en total look rouge carmin. En fashionista aguerrie, la rousse incendiaire avait même assorti son carnet de notes à son maquillage et à sa tenue.

 

Monica Bellucci, maîtresse (dominante) de cérémonie

Grande habituée du Festival de Cannes, la sublime italienne a réussi le tour de force de donner du piquant à une cérémonie d’ouverture souvent plombante.

« Cannes est comme une femme, dont l’âge qui avance ne peut que faire grandir sa force créatrice », a glissé Monica Bellucci, dans une robe bleu nuit savamment transparente.

« Cette année, douze films sont réalisés par des femmes, le président du jury est l’homme qui aime les femmes, l’affiche est incarnée par Claudia Cardinale », a-t-elle ajouté, avant de se livrer à une scène qui marquera certainement l’histoire du FIF.

Plus fatale que jamais, « la » Bellucci a fougueusement embrassé le Français Alex Lutz. A n’en pas douter, beaucoup dans la salle (et ailleurs) se sont imaginés à sa place durant quelques instants…

 

Les fantômes d’Ismaël, premier de cordée

Jamais récompensé d’une Palme d’or, mais pourtant considéré comme l’un des chouchous du FIF, Arnaud Desplechin présenté son dernier long-métrage hier soir.

Hors compétition, Les fantômes d’Ismaël s’appuie sur une distribution de chez, avec notamment Charlotte Gainsbourg, Mathieu Amalric, Marion Cotillard et Louis Garrel.

Le film raconte l’histoire d’un homme (Mathieu Amalric) ayant perdu sa femme (Marion Cotillard)il y a vingt ans, qui reconstruit sa vie avec une autre.

Une existence radicalement troublée lorsque ressurgit celle que l’on pensait disparue. Désireux de déstabiliser le spectateur, Desplechin a visiblement divisé l’assistance.

Aujourd’hui à Cannes…

Pour cette deuxième journée du Festival, deux films en compétition sont attendus. Il s’agit de Wonderstruck, réalisé par l’Américain Todd Haynes, et Nelyubov, œuvre du Russe Andrey Zvyagintsev.

A découvrir également (pour ceux qui disposent d’un précieux sésame pour les salles de projection), les nouveaux longs métrages de Takashi Miike, Mathieu Amalric ou encore Claire Denis.

Sinon, on vous conseille d’ouvrir l’œil. Car il y aura encore du beau monde sur les marches ce soir