A Paris, le Drugstore s’offre une nouvelle jeunesse avec un restaurant

Situé en plein cœur de Paris, au 133 de l’avenue des Champs-Elysée, le Publicis Drugstore a décidé de s’offrir une seconde jeunesse en ouvrant le restaurant Le Drugstore. Le décor est signé Tom Dixon, tandis qu’Eric Frechon (3 étoiles au Guide Michelin) s’est penché sur la conception de la carte.

Présent sur les Champs depuis 1958, sur une idée inspirée par Marcel Bleustein-Blanchet, le drugstore était le premier magasin ouvert 7 jours 7. On dit qu’on y trouve tout, de jour comme de nuit…

Ce lieu iconique disposera désormais d’un espace de restaurant, « conçu comme un club exclusif et accessible à la fois ». Laiton, marbre et banquettes de cuir ont été installés afin de créent une atmosphère intime et conviviale dans la ville.

« Beaucoup de gens se sont rencontrés au drugstore. Il a accueilli des innovations, des amours, des coups de coeur. Le restaurant Le Drugstore prouve qu’on peut être à la fois accessible et exclusif, magique et quotidien, cosmopolite et parisien », détaille Maurice Lévy, président du directoire de Publicis Groupe.

« Tom Dixon s’est placé à l’écoute de tous ces enjeux. Au delà des formes et de l’espace, il a mis un esprit, des sentiments, de l’audace. Quant à la carte d’Eric Frechon, elle dénote, dans le mariage des plats signatures et des explorations, le tout à un niveau abordable. »

« J’ai pris une tradition, le décor de la brasserie classique pour l’emmener ailleurs, hors des conventions », explique pour sa part le designer britannique.

Eric Frechon semble particulièrement heureux d’avoir été choisi pour imaginer la carte. Il dit avoir un lien particulier avec le drugstore, qui remonte à ses jeunes années.

« C’est un lieu de rencontre parisien. Je me suis imprégné des archives, et surtout de mes souvenirs. Le drugstore, j’y allais après le travail. A l’époque, je faisais mes classes dans les cuisines de Taillevent, puis à la Grande Cascade, et au Bristol. J’étais un provincial. Et le drugstore c’était branché, avant-gardiste. On avait la sensation de toucher un peu des Etats Unis. »

Le chef explique avoir mis à la carte « tout ce qu'(il) a envie de partager. Je casse les codes et joue avec le cru et le cuit. Je fais venir des viandes japonaises, irlandaises, australiennes. En proposant du boeuf cru découpé comme un coeur de saumon ou de thon. »

Ou encore « de la volaille fermière grillée minute pour un club sandwich parfait. Du pain et du ketchup maison pour un hamburger signature. Des déclinaisons de mayonnaise gingembre citron, des millefeuilles minute et les glaces si emblématiques, réinventées. Tout est millimétré, pesé. C’est cela le luxe, juste, contemporain, adapté. »